En juillet 1940, ulcéré de voir l'Allemagne occuper toute la moitié nord de la France, Jacques Lecompte-Boinet, fils d'officier et gendre du général Charles Mangin, tente sans succès de contacter le colonel Alfred Heurteaux qui vient de créer avec Jacques Arthuys, un nationaliste proche des Croix-de-Feu, le réseau de renseignements Hector. A la fin de l'année 1941, Lecompte-Boinet parvient enfin à intégrer un mouvement de résistance...1940-Mouvement de Liberation National


Il  devient membre du Mouvement de Libération National (MLN), fondé par le capitaine Henri Frenay. Puis, au début de 1942, les effectifs du MLN sont décimés par une repression féroce...


Lecompte-Boinet et le lieutenant-colonel Henri Manhés fondent alors un nouveau réseau de résistants qui, en février 1942, prend le nom de Ceux de la Résistance (CDLR).

Il se double d'un réseau de renseignements nommé Manipule qui compte environ 600 agents.

Manipule localise les terrains d'aviation des troupes d'occupation, récolte des informations sur leurs mouvements et sur l'avancement des travaux de construction du Mur de l'Atlantique.

Mais, en 1943, un tiers de ses agents est arrêté par la Gestapo et est déporté à Buchenwald. Malgré ce coup dur, le réseau de Ceux de la Résistance compte encore prés de 14.000 membres et, en 1944, ses effectifs ne cessent d'augmenter.

Au moment où, à la demande du général de Gaulle, est déclenchée l'insurrection nationale, Ceux de la Résistance intègrent les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) à qui ils apportent quelques 65.000 combattants. Jacques Lecompte-Boinet représente alors Ceux de la Résistance au sein du Conseil National de la Résistance (CNR) et, à la Libération, il devient ambassadeur de la France.