Depuis 1903, la Fédération Républicaine (FR) est le principal parti de la droite républicaine française et il est, dans sa grande majorité, composé de membres issus de la bourgeoisie et des milieux d'affaires. Dans les années 1930, il s'oppose trés fermement à toute réforme sociale et, à l'issu des élections de 1932, il perd une soixantaine de députés (sur les 100 qu'il possédait auparavant).

1940-Philippe HenriotDeux courants cohabitent désormais au sein de la Fédération Républicaine : celui du catholicisme social et un autre, plutôt fascisant et antisémite, que l'extrême-droite séduit de plus en plus.

En 1936, la Fédération Républicaine fait liste commune avec les Républicains Indépendants d'Action Sociale mais, ensemble, ils n'obtiennent qu'une soixantaine d'élus.

L'année suivante, la Fédération Républicaine décide de s'allier aux nationalistes du Parti Populaire Français de Doriot, au Parti Républicain National Social et au Parti Agraire et Paysan. Ensemble, ils forment le Front de la Liberté.

Lors du vote pour accorder les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, le 10 juillet 1940, Philippe Henriot, Pierre Taittinger et 33 autres élus de la Fédération Républicaine votent pour, tandis que 7 d'entre eux refusent de participer au vote.

Léonel de Moustier, député des Républicains Indépendants d'Action Sociale est l'unique député de droite qui vote contre. Léon Marin, président de la FR, refuse de participer au vote et entre dans la clandestinité. Il devient officier des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) et est recherché par la Gestapo. Il part pour Londres le 10 avril 1944 tandis que, globalement, la droite et l'extrême-droite reste fidèle au maréchal Pétain.