En Normandie et en Bretagne, les troupes alliées progressent difficilement. A Paris, les vivres n'arrivent plus : les grèves déclenchées par le syndicat CGT  bloquent la capitale et sa banlieue. Le 10 août, les cheminots cessent le travail, déboulonnent des rails, immobilisent les trains, demandent la libération des cheminots emprisonnés, l'augmentation de leurs salaires et des distributions de nourriture.

1944-insurrection de ParisIls sont rejoints dans la grève par des postiers, des maçons, des métallurgistes, des infirmières et des employés de pompes funèbres. L'électricité et le gaz sont coupés et, le 12 août, le métro s'immobilise.

Le 13, la Gendarmerie rejoint la Résistance et, le 15, la Police parisienne prend à son tour les armes. Les miliciens et l'état-major de la Wehrmacht quitte Paris et, le 18, le Comité Parisien de la Libération annonce le début de l'insurrection.

Le lendemain, un drapeau français est hissé sur la Préfecture de Police et un autre sur l'Hotel de Ville. Des centaines de barricades sont érigées par des parisiens qui confectionnent également des cocktails Molotov. Le général allemand von Choltiz veut éviter le bain de sang et la destruction de la ville : il désobéit aux ordres d'Hitler et ne fait pas détruire les ponts sur la Seine. Le général américain Eisenhower choisit de contourner Paris...

Mais le général français de Gaulle proteste et affirme que si les alliés n'entrent pas dans Paris, c'est l'insurrection que mènent les communistes parisiens qui libérera la ville ! Eizenhower comprend la situation et, le 22 août, le général français Leclerc reçoit l'ordre de foncer et de prendre Paris avec la 2ème division blindée. Le 25, les chars de l'armée française entrent dans la capitale et, à 15h30, le général allemand von Choltiz se rend...