Au cours des années 1930, Jiang Qing arrive à Shangaï où elle commence une modeste carrière d'actrice sous le nom de scène de Pomme bleue. Elle devient l'épouse du président Mao Tse-Toung et, en 1966, fait partie des 4 personnalités qui lancent la Révolution culturelleJiang Qing impose alors ses idées artistiques : désormais, seuls 6 opéras et 2 ballets de propagande seront officiellement autorisés comme divertissements culturels.

1946-Mao et son epouseCes oeuvres glorifient les héros de la Révolution, qui sont forcément des ouvriers, des paysans ou des gardes rouges. Pour Jiang Qing, les arts ne sont rien d'autre que des outils de propagande qu'il faut mettre au service de la dictature du prolétariat.

Dans le même temps, dans le pays, des officiers supérieurs, des gardes rouges et des enfants de cadres du Parti Communiste Chinois mettent en place une meurtrière terreur révolutionnaire.

Jiang Qing, en tant qu'épouse du président Mao, se sait à l'abri de cette terreur. Elle se permet alors de critiquer de front les terroristes rouges et parvient même à obtenir la dissolution de leur organisation.

Ce faisant, étant dénuée de tout sens politique et d'un minimum de diplomatie, Jiang Qing se crée énormément d'ennemis. Mao, qui continue à la protéger, est désormais convaincu que, lorsqu'il mourra, son épouse devra redouter le pire.

Quand Mao décède, en septembre 1976, Hua Guofeng lui succède et, effectivement, il fait arrêter Jiang Qing. Au cours de son procès, en 1980, elle se met à insulter l'accusation et doit être évacuée du tribunal à plusieurs reprises. Elle est condamnée à mort (avec sursis) en janvier 1981 pour sa co-responsabilité dans le déclenchement de la sanglante Révolution culturelle. En 1991, placée en résidence surveillée, Jiang Qing se suicide.