Le préfet de police de Paris a adressé un courrier aux policiers dans lequel il apporte d'abord son soutien à ceux qui sont agressés et blessés, avant de préciser que, après le contact avec les manifestants agressifs qu'il convient de repousser, les forces de l'ordre doivent reprendre toute leur maitrise car "Frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière".

1968-Compagnie Republicaine de SecuriteLe préfet précise : "Il est encore plus grave de frapper les manifestants après les arrestations et lorsqu'ils sont conduits dans les locaux de la police pour y être interrogés".

"Toutes les fois qu'une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui désirent le venger".

"La seule façon de redresser cet état d'esprit déplorable d'une partie de la population, c'est de vous montrer constamment sous votre vrai visage et de faire une guerre impitoyable à tous ceux qui, par leurs actes inconsidérés, accréditeraient précisément cette image déplaisante que l'on cherche à donner de nous".

"Je vous redis ma confiance et mon admiration pour vous avoir vu à l'oeuvre".

(courrier adressé aux gardiens de la paix le 29 mai 1968 par Maurice Grimaud, préfet de police de Paris).