1939-journal lHumanitéLe 20 mai 1941, le journal clandestin communiste l'Humanité appelle les français à constituer un Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France afin d'empêcher que le pays "ne devienne une colonie nazie".

En juillet, le Front National publie un manifeste et commence à fédérer les premiers réseaux de résistance. Puis, le 11 novembre, une manifestation patriotique est organisée sur la place de l'Etoile, à Paris...

Des étudiants gaullistes du groupe Maintenir et des étudiants communistes du Front National y participent ensemble. De leur côté, George Politzer et Roger Ginsburger parviennent à réunir des intellectuels communistes et non communistes et à éditer avec eux la revue Pensée Libre. Dans les usines, où les syndicats ont été interdits, le Front National crée des Comités Populaires dans le but de les substituer aux syndicats.

Les petits groupes autonomes qui se forment au début de l'année 1942 agissent indépendamment les uns des autres : ils sont alors restructurés en réseaux professionnels, au début de 1943, et permettent ainsi au Front National de devenir le principal mouvement de résistance de la zone sud et de la zone nord du pays. Le 15 juillet 1943, Politzer est arrêté : Roger Ginsburger le remplace alors à la tête des Comités d'intellectuels du Front National...

A la fin de 1943, il prend le pseudonyme de Pierre Villon et joue, par la suite, un rôle majeur dans la création du Conseil National  de la Résistance. C'est d'ailleurs Roger Ginsburger, alias Pierre Villon, qui y réprésentera jusqu'à la Libération le Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France.