Au début du 20ème siècle, l'école enseigne aux élèves qu'ils doivent aimer leur patrie et qu'ils devront la défendre en devenant plus tard de braves soldats. En 1914, une génération entière de jeunes européens est sacrifiée. Une fois la guerre terminée, des enseignants affirment alors que c'est l'école qui, en façonnant les enfants, s'est rendue responsable de ce massacre. Le français Celestin Freinet veut alors "inventer un enfant nouveau qui ne fera plus jamais la guerre"...

1936-une ecole MontessoriLe suisse Adolphe Ferrière milite pour "une école active plutôt que passive" et l'anglais Alexanders Neill s'élève contre l'autoritarisme du maître et contre les châtiments corporels.

L'italienne Maria Montessori prône l'éducation sensorielle, le belge Ovide Decroly invente une méthode globale pour apprendre à lire et écrire et l'espagnol Francisco Ferrer revendique la mixité et l'autodiscipline.

Tous se retrouvent ensuite à Calais, en 1921, où se tient le 1er Congrés international de l'éducation nouvelle et tous s'y affirment partisans d'une école libérée. Des expériences pédagogiques voient ensuite le jour : Janusz Korczak fonde la République des enfants à Varsovie, Celestin Freinet ouvre une école pour les enfants d'ouvriers et les cas sociaux, tandis qu'Alexanders Neill crée l'Ecole libre de Summerhill... En Italie, des jeunes en chemises noires s'enthousiasment pour Mussolini.

Benito Mussolini voit, dans les écoles de Maria Montessori, l'occasion de "créer un homme nouveau". Mais, en 1936, le dictateur veut imposer le port de l'uniforme dans les écoles italiennes. Maria Montessori refuse, s'attire ainsi l'hostilité de Mussolini et doit s'exiler. En Allemagne, les nazis habillent leur jeunesse d'un uniforme brun. En France, Freinet est emprisonné et son école fermée, tandis qu'à Varsovie les enfants juifs partent vers des camps...