Six mois après l'armistice, la France se rend brutalement compte que sa population masculine en âge de se reproduire a été décimée : environ 1.400.000 hommes de 18 à 27 ans ont été tués, auquels s'ajoutent les 2.000.000 de mutilés ou de blessés. Les politiciens cherchent toutes sortes de solutions pour relancer la natalité du pays et certains d'entre eux proposent alors d'autoriser la pratique de la polygamie.

1918-ParisLes élus jugent tout de même préférable de mettre en place une politique familiale qui favorise un regain des naissances.

Sans pour autant pouvoir remplacer les maris disparus, diverses facilités et aides financières sont accordées aux ménages qui font des enfants.

Cependant, les femmes, qui ont pris l'habitude de remplacer les hommes dans tous les secteurs, acquièrent après la guerre le droit de passer le baccalauréat et de faire des études supérieures.

Le contrecoup démographique de la saignée de 1914-1918 se fait sentir dans les années 1930 : le nombre des naissances y reste inférieur à celui des décès.

Or cette baisse des naissances provoque une pénurie de main-d'oeuvre dans les années... 1950. Pour pallier à ce manque, le pouvoir politique français fait alors massivement venir des travailleurs immigrés.

Toutefois, la politique familiale mise en place au lendemain de la 1ère guerre mondiale a été maintenue. Elle profite donc autant aux familles françaises qu'à celles des immigrés. Cependant, malgré toutes ces décennies de politique nataliste, ce ne sera que quelques 50 ans après l'armistice de 1918 que les avantages accordés aux familles par les gouvernements successifs permettront à la France de retrouver enfin un taux de natalité positif.