1944-CaenAprès avoir été limogé, le préfet Lecornu entre dans la Résistance. Au début du mois de juin 1944, l'Intelligence Service lui ordonne de contacter le préfet que l'état pétainiste à nommé à Caen.

Les 2 hommes conviennent ensemble que le quartier Saint-Etienne servira de refuge à la population et ne sera donc pas bombardé par les alliés. Madame Himbert reçoit ensuite l'ordre de son chef FFI d'aller en informer l'état-major allié.

Muni d'un brassard de la Croix-Rouge, Mme Himbert part en vélo. Les soldats allemands la laisse passer entre les 2 fronts. Elle parvient alors à un village que des soldats canadiens occupent. Ces derniers pensent qu'elle est une espionne et ils l'enferment.

Interrogée plusieurs fois, Mme Himbert est ensuite amenée au capitaine Fitzgerald, qui est un des chefs de l'Intelligence Security. Fitzgerald comprend que Mme Himbert n'est pas une espionne...

Il fait rapidement ce qu'il faut pour que le quartier Saint-Etienne ne soit pas bombardé et la population qui s'y est regroupée échappe ainsi de justesse au massacre. A Mortagne, dans l'Orne, un groupe de résistants FFI capture quelques 1000 soldats allemands, tandis qu'un autre réseau FFI libère la ville de Dieppe sans avoir à combattre. A Nogent-le-Rotrou, les résistants font traverser la Seine aux troupes anglaises qui se sont égarées.

Le 24 août, un jeune commandant FFI conduit ses hommes dans l'attaque d'Elbeuf et ils libèrent la ville avant l'arrivée des soldats américains. A Caen, la ville est libérée après 1 mois de bombardements : sa population est passée de 32.000 à 12.000 habitants, celle d'Avranches de 35.000 à 6.000 et celle de Saint-Lô est de... 10 personnes. Les troupes alliées qui entrent dans ces villes y sont donc acceuillis de façon extrèmement glaciale.