Une délirante vague de joie saisit la France en ce dimanche 12 juillet : par 3 buts à 0, les "bleus" viennent de battre en finale la redoutable équipe brésilienne et, ainsi, de remporter leur 1ère coupe du monde de foot-ball ! A Paris, l'avenue des Champs-Elysées est envahie par une foule euphorique de plus de 1.500.000 personnes qui y passent la nuit pour fêter la victoire de l'équipe nationale. Partout dans le pays, le champagne coule à flot.

1998-maillot de Zinedine Zidane


A Marseille, des dizaines de milliers d'inconditionnels de Zinedine Zidane ovationnent sans fin leur héros, ce joueur marseillais qui a marqué 2 des 3 buts de la victoire !


Puis, le lundi après-midi, l'équipe de France se retrouve sur les Champs-Elysées où elle défile sous les acclamations de la foule.

Les joueurs "black-blanc-beur" se rendent ensuite à la garden-party présidentielle du 14 juillet, suite à l'invitation de Jacques Chirac, le président de la République.

C'est d'ailleurs le président de la République française en personne qui remet le trophée du mondial à Didier Deschamps, capitaine de l'équipe de France.

Face à la presse, quelques joueurs se livrent alors à des confidences : modeste, Emmanuel Petit déclare que, finalement, ils sont "peut-être de grands joueurs". Didier Deschamps affirme pour sa part que " le foot-ball est un vecteur qui permet de gommer les différences raciales, sociales ou politiques". De son côté, Marcel Desailly dit qu'il a trouvé les brésiliens décevants et Lilian Thuram lache (rétroactivement) que la finale a été trop facile.

En ce qui concerne Mario Zagallo, entraineur de l'équipe du Brésil, il laisse tomber avec une pointe d'amertume que "La victoire appartenait dés le début du match au camp français". Et en guise d'explication, il souligne que Ronaldo, en ne jouant pas bien, a fait psychologiquement sombrer toute son équipe.