Le 14 octobre, le délégué Tsarapkine confirme l'adhésion de l'Union Soviétique à la résolution de l'ONU sur la question palestinienne : l'URSS a, elle aussi, décidé de soutenir la création d'un état juif et d'un état arabe sur les terres de la Palestine. Les soviétiques reconnaissent donc aux 600.000 juifs de Palestine le droit de disposer d'eux-mêmes et aux centaines de milliers de leurs coreligionnaires européens celui de les rejoindre.

1947-PalestineL'URSS, considérant que le "foyer juif" mérite d'être transformé en un état indépendant, rejoint ainsi la position des USA sur cette question. Le délégué Johnson, au nom des États-Unis, s'en est aussitôt félicité.

Les 2 plus grandes puissances mondiales ont donc, à première vue, choisi une attitude impartiale vis à vis du monde juif et du monde arabe. Ce dernier s'est toutefois montré hostile à la solution de l'ONU et a proféré des menaces.

Ces voix arabes laissent en effet entendre qu'ils ne respecteront pas la décision de l'ONU. Cependant, les dirigeants des pays arabes se trouvent placé devant un dilemme : satisfaire à la fois leurs intérêts pétroliers et répondre favorablement au nationalisme de leurs populations.

Le délégué Tsarapkine a cru bon de rappeler la nécessité de mettre fin au mandat britannique, bien que le gouvernement anglais ait déjà annoncé qu'il y renonçait. L'URSS exige également que soit modifié le statut de Jérusalem, que soit rectifié le tracé des frontières et que soit désignée une autorité pour gouverner provisoirement la Palestine, en attendant que l'ONU trouve les solutions qui permettront d'assurer une transition vers la création des 2 états, l'un arabe et l'autre juif.