Après les avoir accusés d'organiser des grèves dans les mines de charbon du pays, le gouvernement du Chili expulse les 2 diplomates yougoslaves incriminés. Le Chili informe par ailleurs l'Argentine que la Yougoslavie a mis en place un réseau d'agents communistes à Buenos Aires et à Rosario. L'Argentine décide alors d'activer sans attendre les mesures anticommunistes qu'elle s'apprétait à prendre. Le général Peron change donc de stratégie...

1947-Gabriel González VidelaJusqu'à présent, il s'était pourtant toujours appliqué à ne fâcher ni les USA, ni l'URSS.

Au Brésil, le gouvernement, qui a toujours aligné sa politique sur celle des USA, est en train de rompre ses relations diplomatiques avec l'URSS. Il accuse notamment la presse soviétique d'avoir tenu à plusieurs reprises des propos injurieux à l'encontre du général Dutra, le président, ainsi qu'envers l'armée brésilienne.

Ces incidents diplomatiques surviennent au lendemain de fortes progressions électorales des partis communistes brésilien et chilien.


Gabriel Gonzalez Videla, le président chilien, ne peut d'ailleurs être élu qu'en s'alliant avec les communistes chiliens à qui il accepte d'accorder 3 postes de ministres.


Mais, quelques mois plus tard, Videla les expulse du gouvernement et les accuse "d'agitation sociale avec le concours déguisé de l'étranger".

Au Brésil, le général Dutra déclare illégal et antinational le Parti Communiste Brésilien, affirmant lui aussi qu'il obéit aux ordres d'une puissance étrangère.

Le climat de guerre froide entre les USA et l'URSS (ainsi qu'une étroite concertation avec le gouvernement chilien) a grandement incité le Brésil à mettre le communisme hors la loi dans son pays.

Le Brésil et le Chili s'engagent donc irrémédiablement vers une rupture diplomatique totale avec les soviétiques.