Parlement autrichienLe 19 décembre, à la Conférence de Londres, la France propose d'accorder 100 millions de dollars à l'URSS sur ce que produit l'Autriche, plus la moitié de sa production pétrolière, ainsi que l'ancienne flotte allemande du Danube. L'URSS, par la voix de son délégué Molotov, accepte la proposition française et permet ainsi une éventuelle reprise des discussions entre les alliés américains, soviétiques, britanniques et français.

Les 3 grands pays occidentaux se donnent cependant pour objectif de freiner les exigences excessives de l'URSS et d'empêcher qu'elle ne prenne le contrôle de l'économie autrichienne. Pour sa part, le gouvernement autrichien se dit prêt à faire des sacrifices, du moment qu'il se libère de l'occupation étrangère et que la pérennité de son état n'est pas menacée. Une rumeur circule toutefois : un coup d'état communiste serait en préparation !

Les communistes autrichiens auraient envisagé de prendre le pouvoir à Vienne et dans la zone soviétique, séparant ainsi l'Autriche de l'est de celle de l'ouest. En réaction, le président de la Bavière rassemble secrètement des notables autrichiens et allemands, dans un couvent du Wurtemberg, afin de préparer la création d'un état unique qui regrouperait les zones américaines, britanniques et françaises de l'Allemagne et de l'Autriche.

Ayant eu vent de ces pourparlers secrets, les ministres autrichiens Gruber et Graff protestent aussitôt contre ce qu'ils nomment un "Anschluss déguisé". Gamper, le vice-gouverneur du Tyrol, a quant à lui dénoncé un "complot bavarois pangermaniste". Les USA se disent hostiles à la création d'un état germano-autrichien et  rappellent avec fermeté que les 4 alliés se sont engagés à accorder à l'Autriche un statut d'état libre et indépendant.