Au matin du 24 février, le plan préparé par le Parti Communiste Tchécoslovaque est appliqué avec méthode : des militants descendent en masse dans les rues de Prague et occupent les bâtiments publics. D'importants renforts de police investissent également la ville, obéissants ainsi aux ordres de Vaclav Nosek, le ministre communiste de l'intérieur. Pour commencer, ils emprisonnent les dirigeants du Parti Socialiste Tchécoslovaque.

Dans la foulée, le journal des socialistes est saisi. La cible suivante est le Parti Démocrate : il stoppe lui-même l'impression de son quotidien, ce qui n'empêche pas ses dirigeants d'être arrêtés. Ensuite, avec l'aide de la police de NocekPloihar (député) et Petr (vice président de la chambre), infiltrés au sein du parti populiste Lidova Demokratie, s'emparent des locaux du quotidien populiste et le mettent au service du parti communiste.

1948-Klement GottwaldAu Parti Social Démocrate, Fierlinger (agent du parti communiste) dénonce l'aile droite du parti et invite les adhérents à le rejoindre au sein du "comité d'action pro-communiste" du Parti Social Démocrate.

Ce comité a été mis sur pied par Reiman et Kousona Petrankova, 2 ex-dirigeants sociaux démocrates (radiés la veille du parti) qui s'emparent tranquillement de Pravo Lidu, le journal des sociaux-démocrates (qui devient pro-communiste).

Ainsi, le 25, les 4 partis non communistes (qui gouvernaient ensemble le pays depuis 2 ans et demi) ont disparu.

Ce coup d'état express a été déclenché après le refus du président Edvard Bénès d'approuver le projet de constitution que Klement Gottwald, son 1er ministre communiste de cohabitation, voulait lui imposer.

Puis, le 14 juin, Gottwald est élu président de la République Populaire de Tchécoslovaquie avec 90% des suffrages...