Depuis le 25 avril, aucun avion ne s'est posé sur l'aérodrome international de Lydda, en Palestine. Dans l'attente du départ des troupes britanniques, les arabes et les juifs y massent déjà leurs troupes pour se l'approprier. Partout, dans le monde arabe, des étudiants manifestent pour que les armées de leurs pays envahissent la Palestine avant que les juifs ne le fassent. A Amman, en Transjordanie, la légion arabe commence à se rassembler...

1948-mosquee de JaffaSes chefs militaires ont déjà désigné les futures zones d'action de chaque armée arabe. Le mandat britannique expirant le 15, elles se tiennent prêtes à entrer en action dés les premiers jours du mois de mai.

Pendant ce temps-là, à Fawsi Kawkji, en Palestine, les forces arabes ne parviennent pas à contenir les attaques de la Haganah, l'organisation militaire générale de la communauté juive, ni celles de l'Irgoun Zwaï Leumi ou du groupe Stern.

Dans l'enclave arabe de Jaffa, qui n'est relié à la zone arabe que par le corridor imposé par l'ONU, les troupes d'élite de l'organisation clandestine Irgoun Zwaï Leumi ont lancé une opération commando.

Jaffa, qui est à proximité de Tel-Aviv, est habitée par 60.000 arabes. Ce n'est qu'à l'arrivée des blindés britanniques, après 12 heures d'affrontements violents, que les commandos de l'Irgoun Zwaï Leumi acceptent de stopper le combat.

Opérant sans l'accord de la Haganah, les commandos de l'Irgoun ont cependant amené les positions juives jusqu'au centre de Jaffa. Affolée, la population arabe a aussitôt évacué la zone prise par l'Irgoun. A Haïfa, les combattants juifs ont investi toute la ville. Ils ont alors distribué des cartes d'identités aux mâles arabes de 14 à 40 ans qui devront désormais la présenter à chaque demande des autorités juives pour ne pas être arrêtés.