Dans les derniers mois de l'année 1957, la firme Piaggio ajoute à sa gamme de scooters Vespa une voiture minuscule, longue de 2,85 mètres, au prix de 380.000 francs. Manquant d'expérience dans l'assemblage de voitures, la société italienne confie la construction de ce véhicule décapotable de 2 places aux Ateliers de Construction de Motocycles et Automobiles (ACMA), installés prés de Nevers, en France.

1957-Vespa 400Conçu pour rouler en ville, la Vespa 400 est cependant assez à l'aise en dehors, notamment sur les routes sinueuses de montagne (du moins en été) où elle se comporte excellemment bien, malgré le positionnement arrière de son moteur bicylindre 2 temps.

Les 393 cm3 de ce modeste moteur produisent cependant une puissance de 14 ch. (à 4350 tours/minute) qui propulsent les 365 kilos de la Vespa 400 à un respectable 93 km/h. (en vitesse de pointe).

La consommation de la minuscule 400 avoisine toutefois les 6 litres au 100 km. Dotée d'une confortable suspension hydraulique, elle peut (éventuellement) recevoir 2 enfants à l'arrière. Tout cela laisse croire à Piaggio que la 400 va connaître le succès mais, si les utilisateurs de scooters Vespa sont habitués à faire leur mélange d'huile dans l'essence pour que fonctionne leur moteur 2 temps, les acheteurs de la voiture Vespa 400 s'y refusent fortement.

Par la suite, Piaggio va corriger cette erreur d'appréciation de sa nouvelle clientèle automobile en commercialisant une seconde version équipée d'un mélangeur automatique. Cette amélioration tardive est cependant la dernière que la firme apporte à la Vespa 400, laquelle cesse d'être fabriquée en 1961. Au cours des 4 années de la petite vie de cette voiturette italienne fabriquée en France, Piaggio en a vendu 31.000 exemplaires.