Marcel Paul, ministre communiste de la Production industrielle, donne une conférence de presse le 19 janvier. Il annonce aux journalistes que le gouvernement français va nationaliser la production et la distribution de l'électricité et du gaz, afin d'assurer à la France son indépendance énergétique. Le ministre explique également à la presse que le pays va mener une politique d'accroissement de la production et de la distribution de l'électricité.

1946-Marcel PaulDe nouveaux organismes seront créés dans ce but. Ils seront financièrement autonomes et posséderont leurs propres statuts commerciaux.


Afin qu'elles ne soient pas lésées, Marcel Paul affirme que les petites sociétés privées qui vont être nationalisées vont être indemnisées. Au nombre de 2.400, elles représentent un capital total de 20 milliards de francs. Désormais nationales, elles ne seront plus que 2 : Électricité de France (EDF) et Gaz de France (GDF).


Le ministre de la Production industrielle annonce aussi que la production française d'électricité va être portée de 21 à 35 milliards de kilowatts/heure au cours des 6 prochaines années, pour un coût de 200 milliards de francs. Quelques mois plus tard, le 25 avril, l'Assemblée constituante vote également la nationalisation des compagnies d'assurances. Leurs actionnaires seront indemnisés sur la valeur de leurs actions, majorées de 3%.

A la suite de la discussion des articles de cette loi de nationalisation, le ministre André Philip et la commission des finances acceptent les modifications proposées par le député René Pleven : ce dernier obtient donc que les compagnies L'Abeille, La Paternelle, La France et Le Conservateur ne soient pas concernées par la loi de nationalisation.