A 26 ans, Karol Wojtyla devient prêtre à Cracovie, sa ville natale en Pologne. En 1946, le père Wojtyla part pour Rome où il suit des études à l'université dominicaine. Il est ensuite nommé cardinal puis, en 1958, archevêque de Cracovie. A partir de 1962, il participe au Concile Vatican II et élabore un document traitant des relations entre l'église catholique et le monde actuel. Le 22 octobre 1978, faisant partie des membres du Synode des évèques de RomeKarol Wojtyla est élu pape à 58 ans. Il prend alors le nom de Jean-Paul II.

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Après plus de 400 ans de papes italiens, c'est donc un polonais qui monte sur le trône pontifical. D'entrée, il se présente comme le fer de lance de l'Eglise pour la lutte contre le communisme.

Un attentat est commis contre lui en 1981 mais Jean-Paul II reste déterminé et, en 1982, il apporte son soutien inconditionnel au syndicat polonais Solidarnosc et à Lech Walesa, son principal dirigeant, lesquels s'opposent à la dictature du général Jaruzelski

Jean-Paul II multiplie ensuite les contacts avec les autres religions, notamment avec les représentants juifs et avec ceux de l'Islam. Il les rencontre en 1986 puis, en 1994, démarre l'examen critique de l'action de l'église catholique...

Dans cette optique, il encourage les clergés allemand, français et polonais à demander pardon aux juifs d'Europe pour la responsabilité passée de l'Eglise dans l'antisémitisme, et aux catholiques européens pour la responsabilité passée de l'Eglise dans l'Inquisition, les diverses guerres de religion et dans l'esclavagisme.

Sa position reste cependant inflexible sur tous les sujets actuels de société, notamment ceux ayant trait à la sexualité. Ainsi, Jean-Paul II reste opposé aux relations sexuelles avant le mariage, au divorce, à l'avortement, à l'homosexualité, à l'ordonnance des femmes prêtres et au mariage des prêtres.

Il refuse également de s'impliquer favorablement pour l'usage du préservatif, alors que le virus du Sida provoque une épidémie mondiale qui est responsable de nombreux décès.

En 1998, le pape se rend à Cuba où il est chaleureusement accueilli par Fidel Castro, athée irréductible et, par ailleurs, dictateur communiste de cette île que les USA tiennent sous blocus économique depuis longtemps.