En 1924, désireux de rétablir l'autorité de l'état italien en Sicile, Mussolini rappele Cesare Mori, un policier à la retraite qui y a autrefois mené une lutte sans merci contre le banditisme et la mafia. Il le nomme préfet et lui donne carte blanche. Mori s'installe à Palerme et donne l'ordre à 140 carabiniers d'acheminer des médicaments dans les endroits reculés de l'île. Mais les chefs de bandes locales interdisent aux siciliens d'accepter ces médicaments...

1924-Cesare MoriLa mafia interdit de toucher à tout ce qui vient de l'état italien ! Le préfet Mori déclenche alors une vague de répression et fait utiliser la torture. Il obtient ainsi l'arrestation et la condamnation des petits seigneurs locaux et des membres de leurs bandes.

Obtenant de force des renseignements, il se rapproche, arrestation après arrestation, des chefs de la mafia et découvre que l'un d'eux n'est autre qu'Alfredo Cucco, le député fasciste de Sicile.

S'appuyant sur la carte blanche qu'il a reçu de Mussolini (et sur le major Spano, son efficace bras droit), Mori met au jour un gigantesque système de captation de propriétés foncières dans toute l'île.

Une perquisition chez un notaire corrompu par la mafia lui fournit les preuves de l'implication d'Alfredo Cucco. Le préfet Mori obtient alors la dissolution du "fascio" de Palerme et l'exclusion d'Alfredo Cucco du Parti National Fasciste.

Le préfet Mori découvre ensuite qu'un ministre du gouvernement de Mussolini est probablement en lien avec la mafia. Il est alors victime d'une tentative d'assassinat, dont il réchappe de justesse. Benito Mussolini juge que la situation commence à faire désordre. Aussi décide-il qu'il devient urgent de promouvoir Cesare Mori : en juin 1929, il le nomme sénateur du royaume et annonce ensuite à toute l'Italie que le fascisme a totalement éradiqué la mafia.