Vers le 20 janvier à New-Delhi, une grenade éclate à quelques mètres seulement du mahatma Gandhi. Ce dernier n'est pas touché et l'auteur de cette tentative d'assassinat est arrêté par la police. Il a déclaré être un des rescapés des massacres perpétrés par les musulmans au Pendjab et, à ce titre, considère qu'il est légitime de supprimer celui qui persiste à pratiquer la non-violence au profit des assassins musulmans.

1947-Gandhi et NehruDix jours plus tard, une agence de presse de New-Delhi annonce dans un message laconique que Gandhi a été assassiné au moment où il se rendait à Burla House, pour y faire des prières chez un milliardaire hindou. Malgré les 4 balles qui ont été tirées sur lui, Gandhi n'est pas mort sur le coup. Il s'est écroulé dans son propre sang et les soins qui lui ont alors été prodigués n'ont pas permis de lui sauver la vie.

Aussitôt qu'il a été connu, ce meurtre a rapidement provoqué un immense chagrin à travers tout le continent. Mais les autorités indiennes redoutent que le décès du très respecté vieux sage ne soit également le déclencheur d'une vague de violences qui enflammerait l'Inde comme une trainée de poudre. A New-Delhi déjà, la minorité musulmane, qui n'a pas encore pris le parti de fuir pour le Pakistan voisin, vit depuis des semaines dans la terreur.