Le 16 janvier à Paris, les soeurs augustines quittent l'Hotel-Dieu pour rejoindre leur nouveau lieu de travail, l'hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours. Le directeur de l'Assistance publique prend la parole : il remercie les religieuses pour le dévouement dont elles ont fait preuve auprès des malades et explique que, désormais, tous les services publics doivent être laïcisés. Des spectateurs crient alors "Vivent les soeurs ! A bas les francs-maçons !".

1908-institut catholique francaisLe 13 août, depuis le Vatican, le pape Pie X annonce qu'il interdit à tous les ecclésiastiques de suivre les cours que dispensent les facultés publiques.

Monseigneur Baudrillart, recteur de l'Institut Catholique de Paris, s'oppose alors énergiquement à cette décision et explique qu'elle nuira aux ecclésiastiques passant des examens universitaires.

Selon lui, cela provoquera par la suite une diminution du recrutement des professeurs religieux. Or se sont justement ces professeurs qui assurent le recrutement des prêtres ! Mgr Baudrillart affirme également que cette mesure du pape amplifiera la perte des ressources financières commencée avec la loi de Séparation. Mais Pie X demeure inflexible et ne revient pas sur son ordre. Mgr Baudrillart déclare alors...

"La nouvelle décision pontificale va permettre au clergé de France de témoigner, une fois de plus, par de cruels sacrifices acceptés dans la joie, de son obéissance sans réserve au souverain pontife". En juillet, Mgr Marty, évêque de Montauban, décide brusquement de refuser "les honneurs de la sépulture ecclésiastique" à tous les maires qui, en vertu de la loi de 1905, appliqueraient l'interdiction de procession religieuse dans leur commune...