Les élections sénatoriales du début du mois de janvier permettent au représentant du gouvernement Georges Clémenceau d'être réélu. La gauche progressiste maintient ses positions tandis que les socialistes révolutionnaires perdent un peu de terrain. Georges Clémenceau se félicite de ce recul, considérant que "moins il y aura de socialistes au Palais Bourbon, moins mauvaise sera la besogne du point de vue de la justice, de l'ordre et de la liberté".

1909-Georges Clemenceau-par ManetIl ajoute encore que "si aucune force morale ou matérielle ne lui est efficacement opposée, cette poussée nous mènera bientôt à un bouleversement social qui atteindra les petits intérêts bourgeois et ruraux".

Comme Camille Pelletan, son ministre de la Marine est suspecté de corruption, Clémenceau accepte la création d'une commission d'enquête. Mais, dans le même temps, il oppose une vive résistance aux membres de cette commission.

Georges Clémenceau, président du Conseil des ministres, fait ensuite carrément obstruction à l'enquête. Puis, le 23 juillet, il démissionne brusquement.

Le président Armand Fallières remercie alors Clémenceau pour son courageux combat contre Jaurés et contre l'anarchie et demande à Aristide Briand de le remplacer pour former un nouveau gouvernement. Briand réserve sa réponse, désirant consulter au préalable les élus radicaux.

En attendant, la chambre des députés adopte le projet de loi de Georges Cochery sur l'instauration d'un impôt sur le revenu. Le lendemain, les radicaux et les radicaux-socialistes l'ayant assuré de leur soutien et de leur confiance pour la poursuite de l'application de leur politique, Aristide Briand décide d'accepter de former son gouvernement...