L'annexion de la Bosnie et de l'Herzegovine par l'Empire Austro-Hongrois provoque un virulent réveil du nationalisme de la population serbe. La Serbie affiche aussitôt une volonté nouvelle d'agrandir son territoire en utilisant la force militaire. La réaction de l'Autriche ne se fait pas attendre : elle prend la forme d'un véritable "plan de guerre préventive" dont l'élaboration est avant tout destiné à museler les vélléités expansives de la Serbie.

1909-Empire Austro-HongroisL'attitude de l'Autriche irrite l'Allemagne et cette dernière lui fait rapidement savoir qu'elle est opposé à l'idée de la voir entrer en guerre contre la Serbie.

L'Allemagne adresse également un ultimatum très menaçant à la Russie à qui elle conseille vivement de ne pas s'engager "de façon irréversible" dans un soutien à la Serbie. La puissance militaire de l'Allemagne devrait suffire à faire réfléchir la Russie.

De leur côté, les anglais et les français conseillent vivement à la Serbie de calmer les ardeurs de ses militaires, de renoncer à ses revendications territoriales et d'engager des pourparlers avec l'Empire Austro-Hongrois afin de négocier avec lui de bien plus bénéfiques accords économiques.

Après avoir écouté les diplomates occidentaux, la Serbie annonce alors à la double monarchie austro-hongroise ses nouvelles intentions : elle lui déclare qu'elle renonce désormais à conquérir de nouveaux territoires mais exige en contrepartie que le sort de la Bosnie soit abordé dans une conférence européenne.

La bonne volonté affichée par la Serbie devrait donc suffire à éliminer durablement le risque de voir éclater un conflit, lequel aurait pû se généraliser, risquant probablement d'ensanglanter une grande partie de l'Europe...