Le plan que l'ONU propose pour la Palestine consiste en un partage des terres entre les juifs et les arabes palestiniens. Les arabes, à qui elles appartiennent depuis longtemps, rejetent évidemment la proposition. De son côté, l'Agence juive l'approuve aussitôt. Puis, le 6 janvier, l'organisation juive Irgoun Zwaï Leumi fait exploser une bombe dans les locaux du siège du Grand Muphti, le chef des arabes de Palestine : elle tue 500 personnes.

1948-JerusalemL'autorité britannique se déclare alors incapable de juguler le terrorisme. En réaction à cet acte criminel et à l'inaction des britanniques, l'immeuble de l'Agence juive à Jérusalem est, le 12 mars, la cible d'un attentat qui fait 8 morts.

Le 23 avril, les 40.000 combattants juifs de la Haganah, du groupe Stern et de l'Irgoun déclenchent les hostilités et s'emparent du port arabe d'Haïfa. Le 27, ils attaquent Jaffa et Saint-Jean-d'Acre mais se retrouvent face aux blindés de la Légion arabe.

Les forces juives sont stoppées. Le 14 mai, David Ben Gourion annonce la naissance officielle de l'Etat d'Israël. Le lendemain, leur mandat prenant fin, les dernières troupes britanniques quittent la Palestine...

Les forces arabes attaquent aussitôt. A leur tête se trouvent les 15.000 soldats et blindés de la Légion arabe, du roi Abdullah de Transjordanie, que commande le mercenaire anglais Glubb...

S'y ajoutent également 10.000 militaires égyptiens et 150 blindés de l'armée syrienne. Manquant de vivres, la colonie juive de Kfar Etzion et le quartier juif de Jérusalem se rendent le 29 mai tandis que la ville de Gaza continue de résister. Le comte Bernadote, médiateur de l'ONU, intervient alors et obtient une trève. Les combats cessent pendant quelques jours mais reprennent de plus belle le 4 juillet...