Au lycée d'Arnhem, aux Pays-Bas, Maurits Cornelis Escher a pour professeur de dessin F. W. van der Haagen qui décèle en lui un futur grand graphiste. En 1919, M. C. Escher entre à l'école d'Architecture et d'Arts Décoratifs de Haarlem, devient l'élève de Jesserun de Mesquita et y invente des labyrinthes architecturaux où le bas et le haut se confondent, des escaliers qui montent sans fin et bien d'autres impossibles bizarreries.

1941-MC Escher revient en HollandePuis, en 1922, il part pour l'Italie et s'installe à Rome en 1924. Il y demeure 10 ans, qu'il entrecoupe de voyages d'études sur la côte d'Amalfi, dans les Abruzzes, en Calabre, en Sicile, en Corse et en Espagne.

Mais, le climat politique se dégrade en Italie et il part alors en Suisse, où il reste jusqu'en 1936, avant de s'installer à Bruxelles, en Belgique. Puis, en 1941, il retourne en Hollande et s'établit dans le bourg de Baarn.

Maître de l'illusion d'optique, Escher a su créer son propre style graphique, parfois teinté de la même poésie que le peintre belge René Magritte.

Pour se préserver des marchands d'art, lesquels jugent par ailleurs ses oeuvres "trop cérébrales", il imprime lui-même ses tirages et ne les vend qu'à un cercle d'initiés, composé d'académiciens et de mathématiciens du monde entier.

Dans les années 1960, il devient soudain une icône de la culture Pop. Ses dessins sont utilisés par la "presse souterraine" et servent également à réaliser les pochettes de disques de plusieurs groupes de musique Pop. A la suite de quoi, d'aucuns décrètent alors qu'il est le précurseur de l'art psychédélique. Maurits Cornelis Escher coule quant à lui des jours tranquilles à Baarn, aux Pays-Bas, où il décède le 27 mars 1972 à l'âge de 74 ans.