Après plusieurs jours de fortes pluies sur l'ensemble du bassin parisien, les eaux gonflées de la Seine débordent et sortent largement du lit du fleuve. Dans certains quartiers de Paris, c'est la catastrophe. Autour de la gare Saint-Lazare, une brume blanchâtre recouvre les rues inondées : elle provient des pompes à vapeur qui fonctionnent sans relâche pour tenter d'évacuer l'eau. Certaines chaussées s'effondrent, mettant à nu les égouts.1910-Paris noye par lles eaux de a Seine


La rue de Bercy et le quartier Maubert ont été transformés en rivières ou en canaux sur lesquels le seul moyen de circuler est désormais la barque.


Par endroit, le niveau de l'eau monte jusqu'au premier étage. Quelques maisons qui, fort heureusement, avaient été préalablement évacuées, se sont écroulées.

La situation aurait pu devenir dramatique mais, à partir du 28 janvier, la pluie cesse tout à coup de tomber et Paris se retrouve désormais inondé par un pale soleil hivernal...

Petit à petit, les eaux de la Seine commencent à redescendre et les parisiens reprennent courage. Ici et là, ils sont maintenant plus nombreux à oser sortir de chez eux et à venir regarder ce décor inhabituel qui devrait disparaitre dans quelques jours.

En attendant cette décrue, dans la gare d'Orsay transformée en un immense bassin (d'une profondeur de plus de 5 mètres) où des goujons et des tanches ont élu domicile, quelques opportunistes sont venus pêcher à la ligne.