Dans un esprit de conciliation, Aristide Briand a souscrit, au nom de la France, au retrait des dernières troupes françaises stationnées dans la région allemande de la Sarre, après avoir fait évacuer celles qui occupaient encore la Rhénanie. Le traité de Versailles a donc déjà été passablement édulcoré.

1930-affiche electorale du parti National SocialisteAux élections de 1928, le parti d'Adolf Hitler ne possèdait que 12 députés. Deux ans plus tard, le National Socialist Deutchland Arbeit Parti (Parti National-Socialiste Ouvrier Allemand) fait une fulgurante percée et obtient... 107 élus.

Pour obtenir ce résultat, les nationaux-socialistes du NSDAP ont fortement axé leur campagne contre le traité de Versailles, contre le plan Young et, socialement, ont promis aux allemands qu'ils auraient "du travail, la liberté et du pain" lorsque leur parti aura le pouvoir.

La crise économique frappant de plein fouet leur pays, les allemands se sont dit que ce ne pouvait pas être pire avec les nationaux-socialistes de Hitler qu'avec les autres et ils ont donc massivement élus les représentants du NSDAP.

Désormais, si l'extrême-droite nationaliste du NSDAP et la droite conservatrice forment ensemble une coalition, elle ne sera pas loin de réunir une majorité capable de gouverner.

En France, une partie de la classe politique et une partie de l'opinion publique pensent que c'est le manque de fermeté d'Aristide Briand à Genève, face aux exigences allemandes, qui a permis à l'extrême-droite nationaliste allemande de devenir une force d'appoint non négligeable dans la probable future nouvelle majorité...