Le général Berenguer, à qui le roi Alphonse XIII a confié le pouvoir, est sommé de donner sa démission le 14 février. Le roi lui reproche de n'avoir pas réussi à convaincre les monarchistes de s'unir, qu'ils soient partisans ou hostiles à la création de chambres constituantes. Alphonse XIII propose alors au républicain Sanchez Guerra de former un gouvernement. Guerra refuse car il sait qu'il n'obtiendra aucun soutien des partis de gauche si le roi refuse d'abdiquer.

1931-Alfonse XIII

Alphonse XIII s'adresse ensuite à l'amiral Juan Aznar Cabanas qui accepte de diriger un gouvernement monarchiste élargi, donc sans républicains ni socialistes.

Les chambres constituantes (les Cortes) devront être crées aprés les élections de juin, à la suite des municipales, prévues en mars...

Les élections municipales apportent alors une écrasante victoire aux partis républicains, dans toutes les grandes villes.


Désavoué, Alphonse XIII  s'exile à Paris mais n'abdique pas. 


Un républicain modéré compose un gouvernement qui va de la droite conservatrice à la gauche socialiste et la République est proclamée le 14 avril. Quelques jours plus tard, le cardinal Segura, primat d'Espagne, annonce que l'Eglise n'est liée qu'à la monarchie et que, de ce fait, elle s'opposera résolument à toute atteinte à ses privilèges. Cette déclaration déclenche rapidement des troubles anti-cléricaux, notamment à Madrid où les églises et les couvents sont incendiés.

Le cardinal Segura prend la fuite et se réfugie en France. Au mois de juin, malgré les consignes de vote données par l'Eglise espagnole, la gauche républicaine obtient une majorité confortable dans les chambres constituantes. La constitution qui est rédigée ensuite par les élus prévoit la séparation immédiate de l'église et de l'état, le droit de vote pour les femmes et l'autonomie des régions.