Ne supportant plus l'occupation allemande, des patriotes belges s'exilent en France pour y renforcer l'armée régulière belge et participer à la libération de la Belgique. Le pilote Pierre de Caters recrute parmi eux des volontaires pour former une unité d'élite équipée des toutes nouvelles autos blindées. Regroupées en décembre 1914 sous le commandement du major Auguste Collon, les recrues découvrent alors leur matériel...

1915-unite Autos-Canons_Mitrailleuses

Au printemps 1915, les 350 soldats d'élite sont envoyés derrière le front de l'Yser avec leur douzaine d'Autos-Canons-Mitrailleuses (ACM) et leur escouade de motos.

Alors qu'ils y attendent les ordres, l'attaché militaire de Russie informe le tsar de l'existence de ces autos blindées. Des pourparlers ont alors lieu avec le roi Albert de Belgique qui accepte, par amitié pour le tsar, d'envoyer l'unité ACM combattre les allemands sur le front russe.

En septembre, l'unité belge et ses blindés arrivent à Saint-Petersbourg. Ils participent à la parade de Saint-Nicolas le 6 décembre, laquelle est donnée en l'honneur du tsar Nicolas II. Puis ils sont envoyés en Ukraine en janvier 1916 où ils doivent attendre l'offensive russe du printemps. Au mois d'août, les ACM s'emparent de Zborov avant de partir pour les Carpates. Ils sont à Ternopol lorsque la Révolution éclate en février 1917.

Les ACM doivent alors donner leurs autos blindés à l'Armée Rouge pour pouvoir quitter la Russie, à Vladivostok, à bord d'un navire militaire américain. Accueillis en héros aux USA, la propagande américaine les exhibent dans tout le pays. Puis il reviennent en France où leur groupe est dispersé le 15 juillet 1918 dans plusieurs unités belges. Ils terminent la guerre en participant à l'offensive finale comme... fantassins.