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Au début du mois d'août, un mercredi matin à 10 heures, Aristide Briand, le président du Conseil, donne sa démission.

Il faut donc désormais constituer un nouveau gouvernement et... c'est Aristide Briand qui est désigné pour le faire !

En à peine 36 heures, il a nommé tous ces ministres et choisi le programme de son "nouveau" gouvernement : une rapidité jamais vu dans l'histoire de la 3ème République !

Ce remaniement survient alors que le contexte politique est difficile, ponctué par des incidents survenus à la Chambre des députés et par une grève très dure dans les chemins de fer.

La démission "de forme" du président du Conseil serait le résultat d'un conflit qui aurait opposé son gouvernement à la majorité parlementaire...

En réalité, Aristide Briand souhaitait simplement se séparer de certains de ses ministres et a donc choisi de démissionner pour pouvoir tranquillement réorganiser son gouvernement.

A la fin du mois d'octobre, Aristide Briand prend la parole à la Chambre pour répondre à Jean Jaurésdéputé de l'extrême-gauche socialiste : il lui annonce alors, concernant la grève des chemins de fer qui perdure encore, que "si le gouvernement doit recourir à l'illégalité, il le fera !".

Aussitôt, des cris outrés de "Démission ! Démission !" couvrent les propos d'Aristide Briand, le chef du gouvernement. Sur les bancs de l'opposition socialiste révolutionnaire, des députés dénoncent même ce qu'ils qualifient de tentative de coup d'état. Les députés de droite et du centre, ainsi que ceux des radicaux modérés, se mettent alors à hurler " A bas l'anarchie ! A bas l'anarchie !"...