En octobre 2000, Madeline Rebérioux, Pierre Vidal-Naquet, Jean-Pierre Vernant et plusieurs témoins de l'époque publient un appel pour que la France dénonce la torture qui a été commise en son nom, il y a 40 ans, pendant la guerre menée en Algérie. Un an plus tard, à la mi-octobre 2001, un débat houleux agite le conseil municipal de la ville de Paris...

2001-commemoration 40 ans du 17 octobre 1961

La minorité des élus municipaux de droite s'opposent farouchement au texte que la majorité socialiste veut faire inscrire sur une plaque commémorative qui sera dévoilée pour le quarantième anniversaire d'un évènement survenu à Paris.

Au jour dit, le 17 octobre, la droite refuse de venir assister à la cérémonie. Bertrand Delanoé, maire socialiste de Paris, dévoile donc la plaque sans eux...

Il y est gravé "A la mémoire des nombreux algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961".

La police doit tenir à distance les militants d'un collectif de gauche qui demandent justice pour les victimes de l'époque et les séparer des militants d'extrême-droite qui, 39 ans après l'indépendance de l'Algérie, crient "Algérie française !"

Des représentants de syndicats de police rappellent alors qu'avant le 17 octobre 1961, les attentats des membres du Front de Libération National algérien (FLNont tués de nombreux policiers. Quarante ans après, cette guerre continue donc d'enflammer les passions chez certains français.