Dés le 15 novembre 1945, les dirigeants américains sont convaincus que, comme eux, l'URSS possédera tôt ou tard un armement atomique et leurs services de renseignements ont eu vent du travail forcé qui règne déja dans les mines de radium soviétiques. La survenue, le 14 juillet 1949, du 1er essai nucléaire de l'URSS n'est donc qu'une demie surprise pour eux.

Le 24 septembre, sans aucun commentaire, les gouvernements américain, canadien et britannique en informe conjointement leurs populations. Le communiqué anglais insiste seulement sur la nécessité de mettre en place un système efficace de contrôle international. Pour les USA, qui pensaient que l'URSS n'entrerait pas en possession de cette arme avant 1950, les soviétiques ont simplement gagnés un an.

1930-Igor Kurchatov

Ne possédant pas d'arme atomique, l'Europe commence sérieusement à craindre pour sa sécurité. C'est d'ailleurs le même genre de crainte, vis à vis des américains et des anglais, qui a poussé les soviétiques à mettre les bouchées doubles dans leurs recherches (qui ont commencé en 1930) et la collecte secrète de renseignements afin de se doter le plus rapidement possible d'un armement nucléaire.

Face à cette situation nouvelle, les occidentaux redoutent désormais que l'URSS ne durcissent plus que jamais son attitude, laquelle consistait déjà à s'opposer résolument à la mise en place d'un contrôle international des armes atomiques...