Victorieuse après seulement quelques semaines de combats en 1940, l'armée allemande fait des millions de prisonniers de guerre aux Pays-Bas, en Belgique et en France. Les soldats français capturés sont, à eux seuls, au nombre de 1.830.000. La Wehrmacht en entasse 1.600.000 dans des wagons à bestiaux et les expédie dans une centaine de camps, en Allemagne et en Pologne.

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Les prisonniers y sont parqués par nationalité et, pendant leurs années de captivité, ils vont connaître la faim et la malnutrition : l'essentiel de leur nourriture se compose d'une soupe claire où surnagent de rares miettes de pommes de terre.

Ils procurent à l'Allemagne nazie une main-d'oeuvre gratuite répartie dans 80.000 commandos de travail (mines de charbon, exploitations agricoles ou usines d'armement). 

Un grand nombre des prisonniers des commandos de travail meurt d'épuisement. D'autres dizaines de milliers de prisonniers, par manque de soins, décèdent de la typhoïde.

Par la suite, des millions de prisonniers de guerre russes arrivent subitement. Ils sont parqués dans des camps à l'écart et le typhus les décime. Les gardes allemands laissent les survivants pratiquement sans eau ni nourriture.

Mais, la fin de la guerre approchant, quelle que soit leur nationalité, tous les prisonniers de guerre subissent de manière croissante les violences et les meurtres des gardes allemands. En 1945, à l'Hotel Lutétia à Paris, le retour des prisonniers de guerre français est occulté par celui des résistants et des juifs ayant survécu aux camps de la mort et aux chambres à gaz des nazis.