Le 22 janvier au matin, la commission politique de l'ONU commence à examiner la résolution présentée par les USA, ce pays demandant que la Chine soit considérée comme un agresseur de la Corée et, par conséquence, qu'elle soit condamnée. Alors que les discutions sont entamées, le délégué de l'Inde transmet alors la proposition de la Chine d'imposer un cessez-le-feu en Corée...

Palais_des_Nations_unies,_à_Genève

La Chine propose également une conférence réunissant les USA, l'URSS, l'Angleterre, la France, l'Inde, l'Egypte et elle-même. Cette conférence étudiera le dossier de la Corée, le statut de Formose et la candidature de la Chine à l'ONU.

Les USA dénoncent aussitôt une manoeuvre destinée à diviser les membres de l'ONU et à permettre à la Chine de gagner du temps en Corée.

Mais d'autres pays, occidentaux, asiatiques et arabes, pensent qu'il faut discuter avec la Chine avant de la condamner. A l'initiative de l'indien Sir Benegal Rau, un vote est organisé : il accorde une majorité de 27 voix pour reporter la réunion de la commission politique de 2 jours.

Au nom de l'Angleterre, Sir Gladwyn Jebb exprime sa satisfaction de voir évoluer positivement l'attitude de la Chine. De son côté, la France se dit satisfaite que l'ONU se soit donnée 2 jours pour étudier le texte de la proposition chinoise.

En incluant les forces stationnées en Mandchourie, celles des provinces chinoises voisines et celles déjà présentes en Corée, la Chine tiendrait en réserve une armée qui peut être estimée à environ 1.500.000 soldats... Ce chiffre, il est vrai, est largement suffisant pour inciter les membres de l'ONU à la réflexion.