Le 15 janvier, une conférence secrète réunit à Londres les ministres britanniques du Commonwealth : l'ordre du jour porte sur l'urgente nécessité de renforcer les liens économiques qui lient les différents pays de la "zone sterling" car, en 1 an, les avoirs en or et en dollars de cette zone monétaire sont passés de 3867 à 2335 millions de dollars.

1952- drapeau du Commonwealth au Canada

L'Angleterre est elle-même endettée de 3098 millions de livres auprès des autres pays du Commonwealth.

La double baisse du cours des matières premières et des achats des USA accentue encore plus cette dégradation.

Pour leurs achats, les pays fournisseurs de matières premières de la "zone sterling" se sont, par ailleurs, tournés vers les USA et l'Europe... 

En effet, l'industrie britannique est désormais incapable de leur fournir les biens d'équipements qu'ils désirent.

Le déficit de la "zone sterling" ne cesse donc de s'accentuer, au bénéfice des USA, de la France, de l'Allemagne et du Japon.

Le gouvernement conservateur britannique envisage alors de mettre en place des restrictions d'achats et d'instaurer la "préférence impériale".

Il prévoit également d'amener les pays du Commonwealth à réduire leurs importations en provenance de la "zone dollar" en relevant fortement le prix de l'or...

Ceci favorisera les économies australienne, sud-africaine et, probablement, canadienne.

Cependant, ces mesures protectionnistes risquent de provoquer la colère des USA et seront, sans doute, jugées inacceptables par le Fond Monétaire International.