Aprés la plainte déposée contre elle auprés de l'ONU par le 1er ministre tunisien M'hamed Chenik, la France réagit en envoyant, début janvier, Jean-Marie François de Hauteclocque comme résidant général du protectorat français de Tunisie. Le résidant général découvre un pays en situation de révolte armée et exige du prétendant au trône Lamine Bey qu'il fasse preuve d'autorité. Lamine Bey refuse.

Habib Bourguiba

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Le général Garbay, ministre de la défense tunisienne, reçoit alors tous pouvoirs de police : il donne l'ordre d'arrêter M'hamed Chenik, le 1er ministre tunisien, et 3 de ses ministres.

Ils sont ensuite expédiés dans le sud du pays, en résidence surveillée. Puis il ordonne la dislocation des cellules du Parti Communiste Tunisien.  


L'avocat nationaliste Habib Bourguiba (fondateur du parti Neo-Destour, lequel prône l'indépendance de la Tunisie) est transféré de sa résidence surveillée de Tabarka pour une autre à Remada.


Des partisans du parti Neo-Destour et des militants du parti communiste, considérés comme spécialement dangereux, sont arrêtés et également envoyés à Remada.

Le couvre-feu est alors instauré dans les villes. L'état de siège et la censure sont ensuite rétablis dans tout le protectorat français de Tunisie tandis qu'à Tunis, le 26 mars, le chef de cabinet de Jean-Marie François de Hauteclocque et le prince Chedly organisent discrètement une entrevue entre le résidant général de Hauteclocque et Lamine Bey, le prétendant au trône de Tunisie...