Après la réélection de l'ancien communiste Ion Iliescu à la tête de la Roumanie en 1992, son parti (le Front de Salut National) cherche à pallier sa faible représentation au parlement en concluant des accords secrets avec 3 autres partis : l'un est populiste, un autre nationaliste et le dernier fortement nostalgique de l'ancienne dictature de Nicolae Ceausescu.

1992-Ion Iliescu

En 1994, le Parti de l'Unité Nationale Roumaine (PUNR) obtient un poste ministériel...

Les roumains découvrent à cette occasion que le PUNR de l'ancien communiste Gheorghe Funar est désormais présent dans 3 ministères.

Ion Iliescu explique alors qu'il les a mis là pour maintenir dans le droit chemin "des partenaires turbulents".

Le 12 juin 1995, le gouvernement dévoile à contrecoeur qu'il vient de nommer Toma Nastase, membre de Romania Mare (un parti ultra-nationalistexénophobe et antisémite), comme secrétaire d'état au tourisme. 

Petit à petit donc, les 3 partis extrémistes, alliés à Iliescu, renforcent leurs présences au sein du gouvernement.

La nomination de Toma Nastase est dûe à la pression discrète de Vadim Tudor, ancien proche de Ceausescu. Le 3ème allié du président Ion Illiescu est le Parti Socialiste du Travail (PST), anciennement nommé... Parti Communiste Roumain. Plusieurs de ses membres occupent toujours les postes qu'ils occupaient déjà du temps de Nicolae Ceausescu à la santé et à la culture.