Le gouvernement américain se dit résolu à régler le différent qui oppose l'Anglo-Iranian Oil Company (AIOC) aux nationalistes iraniens et propose un système de compensations qui permettra à l'Iran de  toucher des dividendes sur sa production de pétrole. Le département d'Etat américain ne voit pas non plus d'objection à ce que des firmes américaines signent des accords pétroliers avec l'état iranien...

1952-petrole iranien

Les USA  rappellent toutefois que ces firmes prennent le risque de s'exposer aux poursuites judiciaires de l'AIOC.

Les milieux financiers de Londres pensent quant à eux que les USA vont favoriser la vente des avoirs de l'AIOC  en Iran au profit de compagnies des Etats-Unis.

Rassemblées sous le nom de Cartel des Indépendants, de petites sociétés pétrolières américaines se disent d'ailleurs trés intéressées.

Cependant, les 7 majors américaines du pétrole, pratiquement toutes liées au groupe Rockefeller ou à la Gulf Oil Company (et donc à des intérêts britanniques), préfèrent ne pas se méler de cette affaire.

Le Cartel des Indépendants, qui affirme pour sa part avoir le soutien du président des USA, nourrit l'ambitieuse idée qu'il pourra remplacer l'Anglo-Iranian Oil Company en Iran.

Hossain Makki, bras droit du 1er ministre iranien Mohammad Mossadegh, est reçu à la Maison Blanche au moment où le Parti Démocrate dénonce les accords de non-concurrence conclus entre l'AIOC et 5 des majors américaines du pétrole. De son côté, le sénateur démocrate John Sparkman arrive à Téhéran avec Hossain Makki. Pendant ce temps, l'Angleterre poursuit son embargo sur le pétrole iranien...