Le 24 juin 1939, la Turquie signe un accord d'assistance mutuelle avec la France et, le 19 octobre, elle ratifie un traité d'alliance avec l'Angleterre et la France. Malgré la défaite de la France face à l'Allemagne, le président du conseil turc déclare, le 26 juin 1940, que son pays ne permettra à aucun autre pays que la France de s'établir en Syrie. En 1945, l'URSS revendique brusquement des territoires turcs...

1945-Roosevelt-Inonu-Churchill

La Turquie rejette les prétentions de l'URSS et le président Ismet Inonu rappelle que le traité qui lie son pays à l'Angleterre et à la France reste valide jusqu'en 1954.

La Turquie s'inquiéte cependant de la lenteur que les européens mettent à constituer une défense commune.

Le 12 mars 1947, le président Harry Truman annonce alors que les USA assureront désormais la défense de la Grèce et de la Turquie...

Cette dernière reçoit aussitôt une aide massive des Etats-Unis qui la dote d'un arsenal militaire conséquent. Pour entreposer les B-36 de l'armée américaine, une ligne de bases aériennes est ensuite construite entre Adana et Diyarbekir... à moins de 2000 km. de Moscou. De plus, du matériel lourd et une garnison de 400.000 soldats américains stationnent désormais en permanence en Turquie.

En 1950, une brigade de militaires turques s'engage aux côtés des USA, en Corée. Après cet "examen de passage", la Turquie intègre les forces de l'OTAN en 1952 et, en 1953, elle signe de nouveau un traité d'assistance mutuelle mais, cette fois, avec la Grèce et la Yougoslavie. Dans le même temps, elle participe à la constitution d'un organisme arabe de défense du Proche-Orient