Le 16 août, un coup d'état militaire échoue à renverser le gouvernement iranien et, à l'aube du 19, le 1er ministre nationaliste Mohammad Mossadegh contrôle de nouveau la situation. En fait, il ne doit son maintien au pouvoir que grâce au soutien des membres du Toudeh, le Parti Communiste Iranien. Mais dans les heures qui suivent, le dirigeant nationaliste commet une énorme erreur politique...

1953-chute du gouvernement de Mossadegh

Il fait libérer de prison Davud Monshizadeh, fondateur du Sumka, un parti néo-nazi.

La rumeur se répand alors selon laquelle le gouvernement du Dr Mossadegh se préparerait aussi à réprimer le Parti Communiste Iranien.

C'est pourquoi, quand les premiers rassemblements de royalistes se produisent, les communistes ne descendent pas dans la rue pour défendre le gouvernement nationaliste.

Quant à l'armée et à la police, elles sont hostiles au régime de Mohammad Mossadegh, lequel ne peut désormais plus compter que sur sa garde personnelle, forte de seulement quelques centaines de soldats.

Au milieu de la journée du 19 août, le gouvernement est donc facilement renversé par l'armée et le Parti Communiste Iranien retourne de nouveau dans la clandestinité. 

A la tête de l'armée iranienne, le général Zahedi est clairement partisan du retour du shah sur son trône. De leur côté, les grandes compagnies pétrolières anglaises et américaines s'inquiètent surtout de la réouverture possible des puits de pétrole du Khouzistan iranien, ce qui provoquerait immanquablement une surproduction de l'or noir et, par conséquence, une baisse de son cours mondial...