Aprés avoir été le secrétaire général du président Georges Pompidou, Edouard Balladur devient en mars 1986 le ministre de l'économie du 1er ministre de droite Jacques Chirac dans le 1er gouvernement de cohabitation gauche-droite du président socialiste François Mitterrand.

1993-Edouard Balladur

En février 1993, 7 ans plus tard, Alain Juppé affirme que le retour au pouvoir du RPR, parti de la droite française, ne générera aucune augmentation d'impots. 

Valery Giscard d'Estaing, au nom de l'UDI, parti du centre droit, le confirme : il est hors de question d'augmenter les impots !

Le RPR et l'UDI remportent les élections législatives et, le 30 mars, François Mitterrand désigne Edouard Balladur premier ministre, ce dernier succédant donc au socialiste Pierre Bérégovoy.

De rudes tâches attendent Balladur, que sa collègue Marie-France Garaud surnomme "Ballamou". 

Son 1er travail est de convaincre son homologue allemand qu'il doit continuer à baisser ses taux d'intérêts.

Le second, qui entre en vigueur quelques jours plus tard, respecte les promesses électorales d'Alain Juppé et de Valéry Giscard d'Estaing : en effet, le 1er ministre Edouard Balladur ne relève pas les impôts directs mais augmente les cotisations sociales et diverses taxes. 

Puis, arguant des chiffres du déficit budgétaire et du déficit social du pays, le nouveau premier ministre Edouard Balladur insiste sur l'état de la situation économique de la France et n'exclut plus désormais de devoir prochainement relever les impôts directs.