Aprés la mort de Staline, survenue le 5 mars, plusieurs rumeurs concernant la situation politique de l'Albanie se répandent en Yougoslavie, en Italie et en Grèce. Pour sa part, Radio-Belgrade annonce que le général Enver Hodja aurait mis l'armée albanaise en état d'alerte et que les dirigeants du Parti Communiste Albanais auraient conseillé à leurs militants de se tenir sur leurs gardes...

ENVER HODJA EN 1944

Radio-Belgrade affirme que ce parti craint le déclenchement d'actes anticommunistes et le correspondant du Daily Express en Italie écrit qu'une rebellion armée destinée à renverser le dictateur Hodja se serait même déja produite en Albanie.

Ce même correspondant annonce également que le maréchal Tito aurait ordonné à une division de blindés yougoslaves de prendre position à la frontière albanaise.

L'Italie est, quant à elle, convaincue que le maréchal Tito veut favoriser un coup d'état en Albanie et la Grèce se prépare de son côté à partager ce petit pays entre la Yougoslavie et elle-même.

Mais pour le maréchal Tito, c'est plutôt l'Italie qui, avec l'aide des USA, veut favoriser un coup d'état en Albanie.

Le seul fait vraiment avéré de ce 7 mars est qu'une partie de la République Populaire d'Albanie est livrée à l'anarchie et échappe désormais à l'emprise du dictateur Enver Hodja. L'URSS, pour parer à la possibilité de la perte de l'Albanie, recherche d'ailleurs une éventuelle solution de remplacement à la base de Valona, laquelle accueille depuis plusieurs années les sous-marins soviétiques.