Après la chute du mur de Berlin, plusieurs des régimes communistes d'Europe de l'Est s'effondrent. En Hongrie, au début des années 1990, les anciens communistes décident de respecter la démocratie et ils obligent sèchement la "vieille garde" à quitter le parti. Le 8 mai 1994, rebaptisés "socialistes", les anciens communistes hongrois gagnent largement les élections législatives.

1994-le Parlement de Hongrie

Dans pratiquement toutes les anciennes républiques pro-soviétiques, d'anciens communistes participent à divers gouvernements où ils aident à mettre en place des économies de marché "capitalistes".

La Pologne obtient même une croissance de 4%. Dans ce pays, comme dans les autres pays d'Europe de l'Est, la transition démocratique provoque cependant quelques dégats...

Là où l'économie n'est soudain plus encadrée par l'Etat, les inégalités sociales s'accentuent très vite et, alors qu'il était jusque là inconnu, le chômage grandit fortement. Profitant de ce climat social dégradé et du manque d'expérience des formations politiques qui viennent de naître, les anciens communistes rebaptisés tirent rapidement leur épingle du jeu "démocratique"...

Ici et là, ces anciens communistes obtiennent de bons scores électoraux, sans que celà ne ressemble pour autant à un "retour du péril rouge". Toutefois, les nouveaux gouvernements démocratiques de ces pays d'Europe de l'Est nourrissent tous le même espoir : être admis au sein de l'Union Européenne, faute de quoi ils craignent d'être balayés par des vagues populistes fort peu démocratiques...