Le 8 mai, la radio du vietminh annonce que le commandant de la garnison de Dien-Bien-Phu et les 100.000 soldats des 17 compagnies des forces de l'Union française ont été faits prisonniers. Le lendemain, les liaisons avec le camp retranché "Isabelle" sont totalement coupées et personne ne peut dire si le général de Castries est réellement prisonnier.

1954-combattants du vietminh

Dans le meilleur des cas, il aura réussi à rejoindre les troupes du colonel de Crévecoeur, à 50 kilomètres de Dien-Bien-Phu.


Le colonel Giap et les nationalistes du vietminh ont quant à eux constamment reçu des renforts en hommes et en matériel pendant toute cette bataille.


L'utilisation de batteries de missiles (dites "orgues de Staline") a fait de gros dégats dans les rangs de l'Union française et le vietminh affirme par ailleurs qu'il a abattu 57 avions français au dessus de la cuvette de Dien-Bien-Phu.

L'état-major français du général Cogny estime toutefois que la bataille du delta peut être déclenchée dés le mois de juin. A Paris, le Conseil des ministres a été mis au courant des mesures qui sont déjà en cours d'application pour compenser les pertes françaises en hommes et en matériel. 

A Genève, une fois que la tension provoquée par la polémique avec les délégués du vietminh au sujet de l'évacuation des blessés français est retombée, les occidentaux prennent subitement conscience que la victoire des nationalistes du vietminh va désormais trés lourdement peser dans les négociations à venir...