Dans la nuit du 20 au 21 juillet, les délégations du Laos, du Vietnam, du Cambodge et de France parviennent à signer des accords d'armistice. Le Vietnam sera donc désormais coupé en 2, à la hauteur du 17ème parallèle. L'armée française dispose quant à elle de 300 jours pour quitter la région de Hanoï et tous les prisonniers doivent être libérés avant la fin du mois d'août.

1954-armistice franco-vietnamien

A Hanoï, intercalée entre les résultats du Tour de France et un communiqué militaire, c'est une "brêve" de Radio Hirondelle qui informe les habitants de la signature du cessez-le-feu.

Les chasseurs et les bombardiers traversent toujours le ciel et le grondement du canon reste proche.

De nombreuses épiceries chinoises et indoues ont cependant commencées à fermer leurs volets. Les bars et les restaurants annoncent que, désormais, ils ne feront plus crédit.

Depuis 3 jours, les rues se vident dés 22 heures : les français craignent les agressions, les violences ou le pillage de leurs biens.

L'armée française a porté sa garnison à 15.000 hommes afin d'être en mesure d'assurer la sécurité de ses ressortissants et presque tous ses effectifs sont en état d'alerte.

La nuit, des patrouilles escortés de blindés sillonnent les rues de la ville. Le général Cogny redoute d'avoir quelques difficultés à évacuer Hanoï : 20.000 réfugiés sont venus gonfler la masse des 220.000 civils que son armée doit évacuer, auxquels s'ajoutent 30.000 supplétifs, les chars, l'artillerie et les 120.000 hommes du corps expéditionnaire et de l'armée nationale vietnamienne.