1945-Ferhat Abbas

Le 8 mai 1945, Ferhat Abbas vient voir le gouverneur général du département français d'Algérie pour le féliciter de la victoire des alliès contre les nazis.

Or Ferhat Abbas, qui est à la tête d'un mouvement nationaliste de 500.000 membres, est considéré par l'administration française comme un homme très dangereux : il est aussitôt arrêté.

Des emeutes sanglantes éclatent alors à SetifGuelma, Chevreul, Kerrata et Perigotville. Des écoles sont incendiées, des maisons détruites et des cadavres mutilés gisent à même le sol : ces bourgades semblent prises d'une folie meurtrière.

Toutes les troupes disponibles sont rapidement rassemblées pour renforcer les compagnies de la Légion Etrangère, y compris des sections entières de Tirailleurs Sénégalais. D'importants renforts sont ensuite acheminés par les airs jusqu'à Constantine...

La répression qui fait suite aux émeutes est tout aussi folle : des passants sont pris au hasard et sont sommairement abattus, des maisons (elles aussi choisies au hasard) sont détruites. Les fouilles pour trouver des caches d'armes se multiplient mais elles ne mettent à jour que de vieux cimeterres ou d'antiques pétoires sans âge.

Les colons pressent cependant les militaires de "terrifier l'adversaire" et de confisquer les récoltes des paysans des montagnes. Dans les villes, des centaines de suspects sont entassés dans des camps entourés de barbelés tandis que les colons s'organisent en milices souvent incontrôlables. Au final, les émeutiers ont otés la vie à 120 personnes. La répression qui s'est abattue ensuite sur Algérie française en a tué 10 fois plus.