1954-fellaga tunisien

La bourgade de Batna, subdivision militaire du département de l'Algérie française, se trouve à l'écart de la grande route. Le lundi 1 novembre, elle est brusquement attaquée (sans succès) par des centaines de rebelles venus du massif de l'Aurès

Cette attaque survient à la suite de la campagne de recrutement menée par des cadres fellagas venus de Tunisie. Ils parviennent ensuite à s'emparer d'Arris, la capitale régionale, où les 200 européens qui vivent parmi ses 2500 habitants sont terriblement inquiets...

Une colonne d'automitrailleuses prend alors rapidement la route en direction de cette ville. Les touristes, instituteurs, forestiers et gendarmes des villages isolés sont évacués, tout comme le personnel de la mine de cuivre d'Ichmoul.

Deux autres colonnes de blindés s'approchent alors de Foum-Toub. Ils ouvrent le feu sur les rebelles fellagas, qui se sont réfugiés dans les bois des alentours, et un avion de chasse les prend également en feu croisé.

De leur côté, des commandos parachutistes en reconnaissance trouvent des émetteurs radios cachés dans les maisons forestières.

Une autre colonne de blindés  stationne à Batna où la situation est désormais redevenue parfaitement calme. Les nombreux gendarmes rassemblés à T'Koul, un village proche d'Arris, affirment que l'ordre y a également été rétabli. Au cours des opérations de police qui ont été mises en place à Batna et à Khenchela, 130 arrestations ont été effectuées par les forces de sécurité françaises.