En octobre, les régions d'Alger, d'Oran, de Constantine et du massif des Aurès sont la cible d'attentats, d'incendies criminels et d'attaques de commandos de terroristes. Ces actes, bien coordonnés, sont à l'évidence l'oeuvre d'une organisation structurée qui a, en outre, bénéficié de l'effet de surprise. Le gouvernement français suspecte alors le parti nationaliste MTLD de Messali Hadj... 

1954-Messali Hadj


Mais ce dernier nie toute implication et se dit tout aussi surpris que les autorités par ces attentats.


Sur les 3 bombes qui ont été découvertes dans les entrepots de la Compagnie du Gaz d'Algérie, 2 ont été désamorçèes et la 3ème n'a fait que peu de dégats.

Autour d'Arris, plusieurs centaines de hors-la-loi attaquent les forces de l'ordre et des automitrailleuses doivent intervenir pour dégager la ville.

Le 1er novembre, 3 compagnies de CRS quittent la métropole et 3 bataillons de parachutistes les rejoignent le 5.

Les attaques terroristes sont survenues au moment où le calme semblait rétabli dans l'ensemble des 3 départements français du Maroc, de Tunisie et d'Algérie.

Toutefois, les actions des hors-la-loi en Algérie n'ont été accompagnées d'aucun soulèvement populaire !

Le gouvernement français peut donc être à peu près rassuré : les évènements qui viennent de se produire en Algérie française ne devraient pas faire tâche d'huile et ne devraient donc pas enflammer le pays !

L'état français va maintenant devoir faire preuve d'un grand doigté dans la mise en place de la répression afin de ne pas faire basculer les populations algériennes dans le camp des terroristes...