A la fin du 19ème siècle, un dénommé Levy-Strauss quitte l'Europe pour les USA et débarque à San Francisco où il conçoit des vêtements de travail en toile bleue. Par la suite, pour rendre hommage à son créateur, des américains les appellent "livaï". D'autres les nomment "denim", après que Levy-Strauss se soit mis à les fabriquer avec une toile robuste qu'il importe de Nimes, une ville de France.

1970-blue jeans

Ayant finalement reçu le nom de "blue jeans", les pantalons de travail deviennent à la mode dans les années 1950.

Ils sont rapidement et largement adoptés par la jeunesse occidentale mais de nombreux parents interdisent à leurs enfants d'en porter...

Les voyous ayant adopté ces vêtements, ils ne veulent absolument pas que leurs rejetons ressemblent, si peu que ce soit, à des "blousons noirs" !

Puis, les adultes cèdent mais exigent toutefois que ces pantalons soient portés amples, raides et d'un bleu parfaitement uni. Au fil des années, les "jeans"  deviennent moulants et les femmes les adoptent à leur tour. Au début des années 1960, il devient "dans le coup" de les délaver à l'eau de javel, de les assouplir avec du sable et de les faire rétrécir pour en faire une sorte de... seconde peau.

En 1965, le mouvement hippie en fait le symbole de la rebellion anti-conformiste et le "jeans" est peint à l'acrylique, est teint façon "tie and dye", est brodé, est recouvert de macramé, de paillettes, de perles, de boutons ou de morceaux de tissus "psychédéliques". Cette mode créative est tellement populaire qu'elle perdure jusqu'à la fin des années1970 (jusqu'à ce que les "punks" se mettent à porter des jeans déchirés)...