Los Angeles - Californie

En 1966, un haut fonctionnaire de l'état du New-Jersey, qui travaille à la commission d'études des drogues et des narcotiques, déclare à la presse qu'il considère le LSD comme étant plus dangereux pour les USA que la guerre du Vietnam. Une violente campagne démarre alors dans les médias écrits qui racontent qu'une fillette de 5 ans est devenue folle après avoir avalé une seule fois du LSD.

Les journaux affirment également que cette drogue détruit le cerveau des adultes qui en consomment. Les laboratoires Sandoz, propriétaires du brevet d'invention du LSD-25, s'inquiètent de ce brusque climat d'hostilité et récupèrent aussitôt toutes les doses qu'ils ont dispersées dans les hopitaux américains chargés de tester leur nouveau et si prometteur médicament.


L'armée américaine, qui voyait dans le LSD une possible arme incapacitante des soldats ennemis, cesse du jour au lendemain toutes les recherches entreprises. La firme Sandoz et l'armée américaine se sont montrées bien avisées  puisque, en octobre, l'état de Californie interdit l'usage du LSD et que cette drogue devient illégale dans l'ensemble des USA en 1970. 


Mais cette interdiction rend le LSD encore plus populaire parmi la jeunesse et, en conséquence, amplifie le succès du mouvement hippie... dont c'est la drogue préférée. Certains de ces hippies, tel Stanley Ousley, prennent la place laissée vacante par Sandoz : ils se mettent alors à fabriquer et à vendre des millions de doses en quelques années, illégalement et, donc, sans contrôle.